Samedi 24 avril 2010
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13:51
Voilà c'est fait : j'ai quitté R.
C, la femme de mon frère m'a appelé vendredi 16 avril pour m'annoncer que R. était allé la voir pour lui faire des avances,
ce qu'il m'a confirmé.
Je pensais avoir vécu ce qu'il y a de plus sordide après l'épisode de la prostituée mais non, il a réussi à faire pire
: essayer de se taper ma belle-soeur dans mon dos.
Tout le monde est au courant et tout le monde s'enfout.
J'ai tenu jusqu'à jeudi, stoïque, puis j'ai passé la soirée avec un Marquis de Seillan, ce qui m'a permis d'évacuer ma
douleur, ma rage et ma colère.
La boule d'angoisse est toujours là pourtant.
Je ne sais pas ce qui me peine le plus : la trahison, les mensonges, le fait que ça ne lui fasse ni chaud ni froid que je le
quitte, le fait que personne ne se soucie de moi, de ma peine.
Je suis plus seule que jamais, je marche au bord du gouffre par un temps de vents violents et je vacille.
Je suis écoeurée, je n'arrive pas à comprendre comment on peut faire ce genre de choses.
J'ai constamment l'estomac au bord des lèvres.
Je n'arrive pas à croire que ça puisse faire aussi mal, je sais que le temps fera son oeuvre mais en attendant j'ai mal
à en crever, dans l'indifférence générale.
Quelquefois, les larmes me viennent mais elles refusent de couler, je ne pleure qu'en état d'ivresse.
Mon coeur est un champ de ruines, il est dévasté et noyé sous le poison des doutes et de la haine, j'ai peur que plus rien ne
puisse être construit.
Je suis morte à l'intérieur, je n'ai pas d'avenir parce que pour en avoir un, il faudrait que je fasse à nouveau confiance à
quelqu'un et ça, c'est hors de question. Ca fait trop mal.
Je commence à me résigner à rester seule, pour mon bien. Je n'arrive déja pas à croire qu'après tout ce que j'ai traversé, je
sois encore debout.
J'ai tenté de recontacter A. pour qu'elle me dise ce qu'elle me reprochait exactement pour m'avoir aussi séchement rayée de
sa vie, elle m'a envoyée paître en me disant que j'allais mourrir toute seule mais sans me dire pourquoi.
ça m'a fait rire, qu'une nana aussi imbue d'elle-même puisse me juger, ça m'a fait rire.
Je crois que je vais passer cette soirée également avec Marquis de Seillan.